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Céréales à paille Récolte 2026 : des rendements en retrait, mais une qualité au rendez-vous

La moisson 2026 confirme un bilan contrasté pour les céréales à paille. Après un hiver pluvieux et plusieurs vagues de chaleur, parfois exceptionnellement précoces, les rendements restent globalement inférieurs à la moyenne. En revanche, les premières analyses de FranceAgriMer et d’ARVALIS font état d’une qualité des grains plutôt bonne à très bonne, notamment en blé tendre et en blé dur.

En blé tendre, le rendement national est estimé à 69,2 q/ha, soit 1,7 % sous la moyenne des cinq dernières campagnes, pour une production de 31,92 Mt (-2,2 % par rapport à cette moyenne). La qualité constitue le principal point positif : les teneurs en protéines dépassent 11,5 % dans la majorité des départements, les poids spécifiques atteignent 77 à 81 kg/hl et les indices de chute de Hagberg sont très bons. Les faibles teneurs en eau à la récolte sont également favorables, même si elles appellent une vigilance accrue au stockage.


Le blé dur accuse un recul plus marqué, avec une production estimée à 1,09 Mt, en baisse de 19,8 % par rapport à la moyenne quinquennale. Là encore, la qualité est au rendez-vous : les protéines se situent entre 13 et 14,5 %, les poids spécifiques entre 79 et 80 kg/hl et le taux de grains mouchetés devrait rester contenu.


Les orges affichent des situations très contrastées. L’orge d’hiver tire son épingle du jeu avec une production de 8,8 Mt, supérieure de 5,8 % à la moyenne quinquennale, et une qualité technologique globalement satisfaisante. À l’inverse, l’orge de printemps enregistre une chute de production de 36,6 % sur un an, pénalisée à la fois par la réduction des surfaces et par des rendements décevants. Dans certains secteurs, des teneurs en protéines trop élevées ont entraîné des déclassements, limitant les volumes répondant aux exigences brassicoles.


Un millésime donc difficile sur le plan quantitatif, mais qui pourrait réserver de bonnes surprises sur le plan qualitatif. Ces premières tendances restent toutefois à confirmer, les analyses se poursuivant jusqu’à la publication des résultats définitifs en septembre.


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