L'information élevage par l'Alliance Pastorale

Situation sanitaire du mois

Situation sanitaire du mois Décembre2025 /Janvier 2026

Pour les examens coproscopiques, il y a eu TRES PEU de départements de la zone PSE contributeurs sur le dernier mois : rappel pour les éleveurs engagés au PSE, les examens coproscopiques sont pris en charge par la coopérative dans le cadre de cet engagement. Il ne faut pas s’en priver, en particulier en fin de gestation ! Cela permet de bien cibler les parasites à traiter. Ainsi, il y aura moins de risque de voir une perte importante d’état sur les brebis et d’avoir une mauvaise qualité du colostrum avec peu de lait ensuite. Les contaminations dominantes peuvent varier d’une année à l’autre en fonction des conditions météorologiques ; de plus, les priorités de traitements sont différentes en fonction de la saison et du stade physiologique des animaux.

Cf Bulletin de l'Alliance N°972 - Janvier 2026

ATTENTION 

- pour petite et grande douve ainsi que pour le paramphistome, il y a un décalage dans le temps entre le moment de l’infestation et le moment où les œufs sont visibles dans les prélèvements d’environ 2 mois et demi à 3 mois.

- Pour les strongles pulmonaires, en particulier les dictyocaules, il faut rechercher des larves ce qui nécessite d’utiliser une méthode particulière en cas de suspicion ; la méthode classique par comptage des œufs est peu performante.


Cas des STRONGYLOÏDES

Ce sont des parasites que l’on voit essentiellement en conditions chaudes et humides. Nous en avons vu à l’automne sur des adultes ou des jeunes à l’herbe ce qui correspond à une météo très douce avec pluie. Ils étaient présents dans les prélèvements de tous les départements contributeurs l’hiver dernier : il s’agit sur cette période plutôt d’agneaux en bergerie où les conditions de chaleur et d’humidité peuvent être présentes.

Le cycle de ce parasite est complexe avec des migrations des larves par différents organes dont les poumons. Certaines peuvent aller se loger dans la mamelle et y rester sous forme quiescente puis contaminer les agneaux par le lait. Outre la voie orale classique par ingestion de larves infestantes présentes dans la litière, il peut également y avoir une contamination transcutanée : les agneaux présentent alors des démangeaisons au niveau des flancs, on parle alors d’agneaux « léopards ».

Les brebis sont souvent porteuses sans en être affectées, mais servent de réservoir.


ATTENTION : toutes les molécules n’ont pas la même efficacité sur ce parasite. Le lévamisole est actif sur les formes adultes, les benzimidazoles sur les adultes et les larves L4, l’ivermectine orale sur adultes -L4, L3- la moxidectine orale sur les larves.


Peu d’autopsies ont été demandées le mois dernier.

En cas de mortalités, il s’agit d’un bon outil pour objectiver les causes de mortalité des petits ruminants y compris pour le parasitisme, en particulier pour les parasites dont le décalage entre infestation et ponte est de plusieurs mois et ceux dont les larves sont pathogènes et/ou avec diapause (strongles de la caillette, strongles pulmonaires). 

En cas de pathologies infectieuses, différents prélèvements peuvent être effectués pour mettre en évidence les bactéries ou virus pathogènes. Prenez contact avec votre vétérinaire ou votre laboratoire vétérinaire départemental.


Enfin, pour des agneaux vigoureux à la naissance et une bonne qualité de colostrum, en plus d’une ration de fin de gestation équilibrée en UF/MAT, n’oubliez pas d’apporter minéraux, oligo-éléments et vitamines en cures ou avec un minéral adapté à la fin de gestation avec le bon rapport Calcium/Phosphore et supplémenté en Sélénium et vitamine B1.


Christelle Dubois-Frapsauce 

Dr Vétérinaire

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