L'information élevage par l'Alliance Pastorale

Les entreprises de restauration collectives s’approvisionnent en France

Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) publie les résultats de son enquête annuelle sur les approvisionnements de ses adhérents 2026 sur 2025. Ces approvisionnements sont très majoritairement français et européens

L’enquête 2026 du SNRC met en évidence un niveau exceptionnel d’achats d’origine France pour la catégorie viande :

  • 78,3 % des viandes achetées sont d’origine française ;
  • 19,8 % des viandes proviennent d’autres États membres de l’Union européenne ;
  • Seulement 1,90% hors UE.

 

Les viandes fraîches sont presque exclusivement françaises :

  • 99,7 % pour la volaille fraîche ;
  • 97,4 % pour le bœuf frais ;
  • 99,3 % pour le porc frais.

 

Les autres familles de produits affichent également des performances remarquables :

Pour le Beurre, les œufs et les fromages,

  • 94 % est d’origine France
  • 5,7 % d’origine Union européenne ;
  • Seulement 0,3 % d’origine hors UE.

 

Plus précisément, l’origine France prime :

  • 99,25 % des œufs
  • 99,66 % du lait
  • 98,8 % des yaourts
  • 80 % des fromages sont d’origine France et 19,13 % sont européens (comme la mozzarella ou le parmesan).

 

Pour le pain, 99 % est d’origine France

 

Fruits & légumes :

  • 82 % d’origine française ou européenne ;
  • 48 % d’origine France ;
  • 34 % d’origine Union européenne ;
  • 18 % seulement d’origine hors UE (dont banane, ananas, agrumes, kiwi, avocat... Indispensables à la diversité alimentaire).

Les résultats observés pour les fruits et légumes doivent être analysés au regard de la capacité de production française.

Ainsi, la production française de fruits et légumes ne couvre en moyenne que 54 % de la consommation nationale sur la période 2021-2023, selon l’étude d’impact du projet de loi. Ce taux atteint environ 67 % lorsque l’on exclut les produits exotiques tels que la banane, les agrumes ou l’ananas. Et le taux d’auto-approvisionnement en fruits et légumes frais (hors pomme de terre) a diminué de 12 points en vingt ans (2000-2020) illustrant l’érosion continue de la souveraineté productive française dans cette filière.


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